Aller au contenu
8 min de lecture

Trop de bullshit marketing a tué le bullshit marketing. Voici ce qu'il en reste.

Trop de bullshit marketing a tué le bullshit marketing. Voici ce qu'il en reste.

J'ai commencé à collaborer avec Eliott Meunier en 2024.

À 18 ans, Eliott faisait déjà le million de chiffre d'affaires en vendant des produits digitaux. Son business reposait sur des tunnels de vente : un système automatisé qui lui permettait de trouver des clients et de les faire acheter.

Mais l'âge d'or des tunnels de vente touchait à sa fin.

L'envers du décor du marketing digital

Il y a quelques années, créer un tunnel de vente était une méthode idéale pour transformer son expertise en produit digital...

Et la monétiser.

Un système complet capable d'attirer des clients et de générer des ventes en gagnant plus que le montant investi, ça fait rêver non ?

Pour commencer, il faut trouver des clients.

Mettre la main au portefeuille est l'option principale : on investit de l'argent dans des publicités. C'est un budget, mais c'est plus rapide que n'importe quel autre méthode.

Si ça ne fonctionne pas, on coupe le budget.
Si ça fonctionne, on l'augmente.
Plus on investit, plus le tunnel rapporte.

L'objectif :

Rediriger la personne vers une page de capture, où elle échangera son mail contre une ressource gratuite. Une fois que notre futur client accède à la ressource, on lui propose de mettre 20€ sur la table pour accéder à un premier produit.

S'il n'achète pas tout de suite, on se replie sur l'option B :

On lui envoie automatiquement une série de mails qui forment un narratif cohérent. Ces mails sont minutieusement rédigés pour inciter le futur client à acheter.

On lui montre le problème, puis la solution.
On lui donne l'impression qu'il va rater une opportunité en or.
On lui propose un coupon de réduction qui expire CE SOIR À MINUIT pour le faire passer à l'action.

Enfin, on lui propose d'acheter un produit plus cher : plusieurs centaines d'euros, voire quatre chiffres.

Mais au final, ça rapporte combien ?

Faire 300€ de bénéfice par vente... en automatique

Pour te donner un ordre d'idée, on vise :

Pour un produit à 500€, on va obtenir 300€ de bénéfice par vente.

Avec 10.000€ de budget publicitaire mensuel, on obtient donc 15.000€ de bénéfices dans le mois, et voilà !

On arrive au SMIC LinkedIn dont de nombreux créateurs de contenu se vantent sur les réseaux sociaux. Pour ceux qui pensent que c'est impossible, voici ma propre expérience, chiffres à l'appui.

J'ai commencé par tenter de vendre ma formation Hack Ton CDI avec des publicités Facebook. J'ai collecté des mails mais je n'ai fait aucune vente.

Par la suite, j'ai lancé les Orchestrateurs IA.

Cette gamme de produits digitaux a commencé à me rapporter du revenu après trois mois d'essais et d'erreurs.

Au total, j'ai dépensé 5714,47€ en publicités.

Voici le revenu total généré :

Le revenu généré par mes tunnels de vente

3.000€ de bénéfice.

Des résultats corrects mais pas incroyables. Il y a quelques années, mes amis entrepreneurs avaient des résultats beaucoup plus impressionnants.

(Note : Toutes mes formations sont désormais disponibles gratuitement sur cette page.)

En réalité, c'est difficile de faire fonctionner un tunnel de vente depuis 2025.

Les chiffres du marketing digital parlent d'eux-mêmes :

Pourquoi ça a arrêté de marcher ?

🤯
Il y a une forme de saturation sur le marché. Trop de pubs. Trop de bullshit marketing. Trop de promesses non tenues.

Il y a toujours de la place pour les bons produits digitaux.

Mais on donne notre argent à des personnes à qui on fait confiance et dont l'image de marque est déjà forte. Il y a 5 ans, quand on commençait à construire sa marque personnelle, c'était l'Eldorado. Aujourd'hui, prendre sa place au soleil est un véritable chemin de croix.

Il y a plusieurs raisons mécaniques grâce auxquelles on peut expliquer pourquoi...

LinkedIn va tout droit vers un effondrement rapide

Durant la pandémie, les réseaux sociaux ont contribué à détruire notre capacité d'attention.

Ils ont bénéficié d'une croissance fulgurante à partir de 2022 :

Mais après 2023, la tendance s'inverse pour la première fois :

Le temps passé sur les réseaux sociaux diminue !

La santé mentale est au centre des préoccupations.
L'utilisation des plateformes sociales commence à diminuer.
La fatigue numérique est évidente.

L'économie de l'attention se transforme...

Mais pourquoi ?

L'un des moteurs involontaires de ces transformations, c'est l'enshittification, c'est-à-dire le cycle de vie qu'ont suivi toutes les plateformes sociales.

Le schéma est le suivant :

  1. Explosion : La plateforme décolle d'un seul coup.
  2. Adoption : Le monde entier l'utilise.
  3. Monétisation : Elle commence à faire payer les utilisateurs pour mettre en avant leur contenu. C'est de la publicité déguisée en contenu.
  4. Effondrement : La publicité qui domine. Le contenu est majoritairement commercial. Les gens désertent la plateforme.

Actuellement par exemple, LinkedIn est dans la phase de monétisation, très proche de la phase d'effondrement.

On estime que les revenus publicitaires de la plateforme sont passés de 3,8 Milliards en 2021 (SignHouse) à 8,2 Milliards en 2025 (MediaPost). Soit du simple au double en moins de quatre ans.

🔮
Ma prédiction pour les années à venir, c'est que le coût pour accéder à l'attention collective va continuer d'augmenter et que seuls les gros poissons pourront payer cet accès.

On en arrive donc à se demander :

Comment diable va-t-on acquérir des clients en 2026 et au-delà ?

Tout ce que tu sais sur le marketing digital est en train de devenir obsolète

Première hypothèse :

Les gens cherchent à vivre des expériences. On a vu au cours des années précédentes de nouvelles activités se développer :

Propulsées par un désir de nouveauté.

Ce désir fondamental s'applique aussi aux produits digitaux.

"Les biens et services ne suffisent plus. Les entreprises doivent orchestrer des événements mémorables pour leurs clients, et la mémoire elle-même devient le produit." -Joseph Pine II & James H. Gilmore, The Experience Economy (1999)

Les expériences sont une offre économique distincte. Les personnes achètent les souvenirs créés de toute pièce par leur participation à ces expériences.

En fin de compte, elles obtiennnent une transformation.

D'après Pine & Gilmore, les meilleures expériences se situent à l'intersection des éléments suivants :

  1. Divertissement
  2. Éducation
  3. Évasion
  4. Esthétique

Eliott utilise ce modèle à la perfection.

Il organise désormais des retraites d'entreprenariat et de danse à LAOM, un éco-village qu'il a co-fondé. Il a aussi créé l'an dernier un spectacle de danse sous hypnose.

Maxime Sciare est un autre exemple d'expérience nouvelle : il propose le mois prochain L'Impulsion LIVE, un spectacle de coaching !

Ces expériences sont une nouvelle forme de marketing :

Le Marketing Intégral.

Qui répond non seulement à la recherche de nouveauté, mais aussi de contact humain donc nous manquons cruellement de nos jours. Les gens veulent construire une vraie relation avec une personne avant de lui acheter quoi que ce soit.

On en arrive à se questionner sur les méthodes d'acquisition traditionnelles...

Hacker la matrice d'acquisition

On peut répartir les méthodes d'acquisition traditionnelles sur deux axes.

  1. Communication
  1. Dynamique
Matrice d'acquisition traditionnelle (2026)

Malgré la perte de vitesse des stratégies d'acquisition traditionnelles, je pense que les cartes à jouer se situent toujours sur les réseaux sociaux et sur la publicité.

Mais il faut changer d'approche.

Pour les publicités, garder un format intimiste qui donne au spectateur l'impression d'être dans la pièce avec nous. Et se servir de ce média pour se faire connaître.

Pour offrir de la valeur.
Pas pour vendre.

Pour les réseaux sociaux, continuer à donner de la valeur mais chercher à proposer un discours plus personnel. Il faut chercher à résonner avec son audience, en montrant beaucoup de vulnérabilité. En racontant des anecdotes personnelles qu'on n'est pas forcément à l'aise de partager.

C'est cette vulnérabilité qui permet une connexion émotionnelle avec l'audience.

"La vulnérabilité est le berceau de l'amour, de l'appartenance, de la joie, du courage, de l'empathie et de la créativité. Elle est la source de l'espoir, de la responsabilité et de l'authenticité." -Brené Brown, Daring Greatly (2012)

Toutes ces briques font partie du Marketing Intégral, car elles permettent une acquisition alignée. L'expérience de transmission de valeur est complète.

Mais une fois l'attention d'un individu gagnée, il faut la conserver.

Il reste un challenge à résoudre...

Le Syndrome du Perroquet

Un ami me parlait récemment d'un créateur de contenu :

"Bon, ça fait trois ans que je le suis et après quelques mois, je me suis rendu compte qu'il répétait toujours la même chose. Du coup, je le lis en diagonale, une fois de temps en temps."

C'est un problème que beaucoup de créateurs rencontrent.

Quand tu te cantonnes à un seul domaine d'expertise, tu parles de la même chose, en boucle. Avec des angles différents certes, mais tu finis par tourner en rond. Si tes centres d'intérêts évoluent, tu dois mettre un masque et te forcer à parler de ton domaine d'expertise coûte que coûte...

Ou accepter de perdre une grande partie de ton audience.

L'approche gagnante pour contrer le Syndrome du Perroquet, c'est celle du polymathe :

Combiner des passions multiples et les faire vivre à son audience.

Le polymathe chasse le signal dans le bruit.
Il connecte les points et relie le 80/20 de domaines éloignés.
Et il transmet cette perspective à son audience.

Celle-ci peut suivre l'évolution de sa pensée, mais aussi tout son processus de maturation intellectuelle.

"Pour gagner sa vie en tant qu'artisan, photographe, musicien, designer, auteur, animateur, créateur d'apps, entrepreneur ou inventeur, tu n'as besoin que de quelques milliers de vrais fans. Un vrai fan est défini comme un fan qui achètera tout ce que tu produis." -Kevin Kelly, co-fondateur de Wired (2008)

Avec 1.000 vrais fans prêts à payer ne serait-ce que 10€ par mois, un polymathe peut vivre plus que correctement avec 120.000€ annuels de revenu.

Alexandrina Nogueira De Sousa est l'une de ces personnes qui est parvenue à s'émanciper de son domaine d'expertise :

L''email marketing.

Elle propose désormais une newsletter sur l'art. C'est un format plus profond et par ce biais, elle peut relier ses multiples centres d'intérêt !

Bottom line :

Acquérir une audience est difficile.
La conserver encore plus.

Il faut réussir à avoir à chaque fois le petit effet "AHA !" qui cultive ce sentiment de stimulation intellectuelle tant recherché.

Conclusion

Les approches marketing traditionnelles sont dépassées par de profonds changements sociétaux.

En tant que créateurs de contenu, il nous appartient de basculer vers un Marketing Intégral et de répondre à des besoins plus profonds qu'une simple résolution de problème.

En tant que consommateurs de contenu, ils nous appartient de faire un effort délibéré pour identifier les polymathes qui nous inspirent et qui entrent en résonance avec notre identité et nos aspirations profondes.

C'est ainsi que nous construirons une expérience collective qui vaut le coup d'être vécue.

Mentoring 1-1

Tu peux désormais emprunter mon cerveau en direct pour craquer l'un de tes problèmes. Optionnel & Fun.

Réserver un échange