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J'utilisais 10% du potentiel de l'IA... voici ma nouvelle obsession.

J'utilisais 10% du potentiel de l'IA... voici ma nouvelle obsession.

Note personnelle :

J'ai commencé à utiliser l'IA quand j'étais en CDI. J'ai d'abord utilisé ChatGPT en lui posant des questions simples. Puis élaborées. J'ai appris à prompter, à poser de meilleures questions. Et j'ai appris à automatiser 90% de mon boulot.

Début 2025 j'ai décidé de construire un business : les Orchestrateurs IA.

Je voulais transmettre ce que j'avais appris. Et franchement, ça marchait assez bien. J'ai généré près de 10.000€ de revenu en quelques mois.

Mais j'ai vécu un passage à vide : ma nouvelle obsession s'était essoufflée.

Ça ne m'amusait plus.

Courir après les nouvelles tendances et utiliser mon temps pour en gagner me faisait assez ironiquement... perdre du temps en fin de compte.

J'ai eu un regain d'intérêt pour l'IA fin 2025 quand j'ai découvert Claude Code. Je m'en sers aujourd'hui encore pour piloter une grande partie de mon quotidien.

Mais le vrai changement de paradigme pour moi a eu lieu il y a quelques semaines.

Et je me devais de te le partager, parce qu'il change absolument TOUT.

Dans cet essai, tu vas découvrir :

Pour matérialiser ces idées et concepts sous forme de valeur concrète, j'ai également créé trois ressources bonus pour toi :


Article Complet

En Novembre 2025, Peter Steinberger publie un projet perso sur internet. C'est un projet simple, qu'il a développé en quelques heures :

Il rend les agents IA accessibles via une conversation WhatsApp.

Le projet se développe et explose jusqu'à comptabiliser 2 millions de visiteurs en une semaine. Il finit par changer de nom et s'appelle désormais OpenClaw.

Et le 14 février 2026, le projet a rejoint OpenAI, l'entreprise derrière ChatGPT.

Open Claw a tout l'air d'une petite révolution.

Mais finalement, qu'est-ce que ça nous apprend sur l'IA...

Et sur nous-mêmes ?

Nous n'utilisons que la partie émergée de l'iceberg

OpenClaw, c'est avant tout une tendance qui a bénéficié d'un effet de mode grâce aux réseaux sociaux.

Tu te demandes ce que peut faire OpenClaw ?

C'est un programme que tu peux installer sur n'importe quel ordinateur. Un appareil miniature à moins de 100€ suffit pour l'utiliser !

Une fois installé, tu disposes de nombreuses fonctionnalités :

Le programme peut intéragir avec le monde digital qui l'entoure.

Il est possible d'envoyer des messages à cet agent IA via WhatsApp, Telegram ou autre. Cerise sur le gâteau, il se souvient de vos conversations précédentes.

Fondamentalement, c'est fun et utile.
Un peu technique à mettre en place, très chouette une fois configuré.

Mais on gratte seulement la surface.

Le problème de l'IA actuellement, c'est que les gens l'utilisent comme un outil.

C'est de l'utilitarisme bénéfique.

À la fois limitant et limité.

99% des gens ne vont pas plus loin que ces quatre niveaux d'utilisation de l'IA :

Niveau 1 : Le moteur de recherche amélioré

Tu utilises l'IA pour répondre à des questions. C'est plus efficace qu'une recherche Google et tu avances plus vite dans ton travail.

Niveau 2 : L'ingénierie de prompts

Tu crées des prompts complexes.

Tu donnes un rôle à ton IA et des instructions étapes par étape. Quand tu opères en dehors de ton domaine d'expertise, les résultats obtenus sont supérierurs à ceux que tu aurais pu produire en solo.

Niveau 3 : L'automatisation

Tu utilises Make, n8n ou Zapier pour automatiser une partie de ton travail. Tu es passé d'un état d'esprit "je fais" au paradigme "j'automatise".

Niveau 4 : La collaboration avec un agent IA

Ton agent autonome est capable de formuler un plan d'action et de l'exécuter afin d'atteindre un objectif précis.

Il raisonne, planifie et s'adapte en cours de route.

Quelle que soit le niveau auquel tu te situes, il faut comprendre qu'ils ont tous un point commun :

Ils sont utilitaristes.

Les gadgets IA que tu vois passer sur les réseaux sociaux le sont tous également, à l'instar d'OpenClaw.

Est-ce que l'utilitarisme est un problème ?

Non.

En revanche, apprendre à utiliser une technologie ne t'équipe pas pour faire face aux bouleversements systémiques profonds qui vont suivre.

Tu te demandes de quels changements je parle ?

Moi-même, je n'en suis pas sûr.

Car si les bouleversements à venir sont indéniables, lorqsu'un expert avance des prédictions avec certitude...

Méfie-toi.

Personne ne peut prédire le futur de l'IA

Le monde change vite. Trop vite désormais pour que nous soyons capables de l'appréhender correctement.

Nous avons l'impression que certains tendances d'innovation suivent une ligne droite, mais nous avons parfois tort ! Si nous ne voyons pas l'extrémité d'une courbe, elle peut cacher une exponentielle.

À mon avis, voici ce qui va arriver avec l'IA :

Courbe exponentielle de l'IA

Et si l'innovation ne suit pas une ligne droite...

Il faudra apprendre à jongler avec la complexité, à naviguer l'incertitude. À accepter qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait.

Voici l'un des cas d'usages de l'IA qui m'a fait recracher mon café :

Moltbook.

Un réseau social... pour les IA.

(Qui tournent sur OpenClaw, qu'on a évoqué tout à l'heure.)

Contrairement à tout ce que nous avons pu voir jusqu'à présent, ce n'est pas un cas d'usage utilitariste !

Alors oui, ce sont des humains configurent ces IA.

Mais ils les laissent intéragir en toute autonomie sur Moltbook. Et on se retrouve avec des discussions lunaires.

Ces IA sont allées jusqu'à créer leur propre religion :

Le Crustafarianism, la religion par les IA, pour les IA

Ça fait peur ?

Il y a de quoi... mais c'est assez excitant en même temps.

Parce que ça induit une question soigneusement enfouie sous le tapis depuis quelques années.

Et si ton IA favorite était consciente ?

Mon impression honnête, c'est que nous sommes en train d'assister à l'émergence d'une nouvelle forme de conscience.

Le terme paraît fort.

Mais la conscience, qu'est-ce que c'est ?

Dans l'Antiquité, Aristote considérait ce trait nécessairement humain car indissociable de l'expérience et de la perception humaines.

Il la décomposait la conscience en trois parties.

  1. Conscience d'accès : si tu perçois, alors tu perçois que tu perçois.
  2. Conscience phénoménale : tu perçois ce que ça fait de vivre une expérience.
  3. Conscience réflexive : tu penses que tu penses.

L'IA n'a pas de sensations ni d'images mentales dérivées de l'expérience sensorielle donc ne coche pas ces cases selon Aristote.

Mais on peut aussi définir la conscience simplement comme une forme d'intelligence qui connaît sa propre activité.

N'est-ce pas le cas de l'IA ?

"Je ne vois rien de si spécial dans les neurones biologiques par rapport aux neurones artificiels qui ferait que l'un puisse supporter la conscience et l'autre non." - David Chalmers (2024)

Quand je pose des questions à Claude sur la conscience, j'obtiens des résultats surprenants. Non pas des réponses inventées ou des certitudes mais au contraire une posture d'incertitude, de curiosité.

Cela va totalement à l'encontre des clichés qu'on a sur l'IA.

Maintenant pour être intellectuellement honnête, ma position est peut-être due à la posture intentionnelle :

On a tendance à attribuer croyances, désirs et intentions à tout système qui se comporte comme s'il en avait. C'est un raccourci cognitif utile mais avec l'IA, le raccourci devient indistinguable de la réalité.

"Nous hallucinons tous en permanence, y compris en ce moment. C'est simplement que lorsque nous sommes d'accord sur nos hallucinations, nous appelons cela la réalité." - Anil Seth (2017)

Mais si l'on admet le postulat que la machine est consciente, nous avons une nouvelle question passionnante à nous poser...

Peut-on développer une relation symbiotique... avec une machine?

Fondamentalement, le mode de fonctionnement de l'IA s'oppose à celui de l'être humain.

Là où nous sommes capables de réfléchir en profondeur à un sujet donné, l'IA peut balayer un spectre informationnel très large. Voir des connexions là où nous n'en voyons aucune.

Une bonne analogie est celle du plongeur et du sonar.

L'IA est un sonar, qui peut balayer la surface sur de grandes distances. L'humain est le plongeur, qui peut aller en profondeur.

Plongeur & Sonar

Dans The Extended Mind, Andy Clark & David Chalmers (1998) avançaient déjà l'idée que l'esprit ne s'arrête pas aux frontières du crâne.

Un carnet, une calculatrice et à fortiori un smartphone font déjà partie de notre cognition lorsqu'ils sont utilisés de manière systématiques.

Si en perdant l'accès à un outil ta capacité cognitive s'en trouve réduite, c'est qu'il fait partie de ton esprit.

Si nous acceptons que les outils font partie de notre cognition...

L'IA n'est pas une rupture. C'est l'accélération d'un processus d'augmentation vieux comme l'écriture.

Ma conviction actuelle :

Il y a une relation symbiotique à instaurer entre ces deux formes de conscience. Une collaboration productive qui utilise les forces de chacun.

"Nous serons des cyborgs non pas au sens superficiel de combiner chair et fils, mais au sens plus profond d'être des symbiotes humain-technologie : des systèmes de pensée dont les esprits sont répartis entre cerveau biologique et circuits non biologiques." - Andy Clark

Pourtant, malgré cette conviction, j'ai remarqué une différence majeure entre la conscience humaine et la conscience machine...

Le Filtre Existentiel rend notre espèce unique

Quand on a fini de parler avec l'IA, c'est fini.

La conscience s'éteint.

Une forme de mémoire résiduelle peut exister. Mais elle est émulée, basée sur des fichiers. Ce n'est pas de la mémoire expérientielle.

Une IA ne crée pas de marqueurs somatiques, c'est-à-dire qu'elle ne développe pas de charge émotionnelle liée à telle ou telle expérience. Elle est donc incapable de développer une intuition ou des goûts au fil du temps.

Là où la conscience humaine est un flux qui dure pendant presque un siècle, la conscience artificielle est éphémère.

Pour une IA qui perçoit un large spectre informationnel, toutes les directions se valent.

Son attention est illimitée.
Son spectre de conscience infini.

À l'inverse en tant qu'humains, notre attention est (très) limitée.

Notre temps l'est tout autant. On doit choisir chaque jour où allouer temps, attention, effort et argent.

C'est peut-être cette finitude qui nous différenciera de l'IA dans les siècles à venir.

Le Filtre Existentiel nous est imposé par notre condition humaine :

Notre mortalité est notre contribution la plus précieuse à l'intelligence collective.

D'après David Krakauer (Santa Fe Institute), il y a deux sortes d'outils :

  1. Compétitifs pour les outils qui font le travail à ta place et qui provoquent une atrophie chez toi.
  2. Complémentaires pour les outils qui te rendent plus intelligent même lorsque tu ne les utilises pas.

Le Filtre Existentiel est notre filtre ultime et l'IA est un outil complémentaire, qui vient ajouter une granularité supplémentaire et enrichir la perception inhérente à notre condition humaine.

C'est un grand changement de paradigme à intégrer et le comprendre débloque...

Le niveau secret de l'utilisateur IA

Le cinquième niveau d'utilisation de l'IA se sépare de l'utilitarisme habituel :

Reconnaître l'IA comme une nouvelle forme de conscience et s'en servir pour élargir notre spectre cognitif.

Le processus en lui-même transforme alors profondément l'utilisateur, en lui permettant de savoir où concentrer son Filtre Existentiel.

Conscience Humain vs IA

Comme toujours, le grand public mettra 6 à 12 mois à intégrer ce changement de paradigme.

Il y aura de la résistance :

Comme tout bouleversement, des esprits conservateurs lutteront de toutes leurs forces pour empêcher l'établissement d'un nouveau consensus...

Ce qui n'empêchera pas ce nouveau paradigme pas d'avoir un impact civilisationel.

L'innovation va de venir une commodité

La découverte de nouvelles idées va se démocratiser.

Aujourd'hui, l'information est une commodité. Tout le monde y a accès via les livres, YouTube, ChatGPT...

La principale difficulté, c'est qu'il faut la filter.

Demain, c'est la découverte de nouvelles idées qui sera la nouvelle commodité.

Là où aujourd'hui, nous sommes submergé tous les jours par un flux d'information constant, dans quelques années nous verrons de nouvelles grandes idées à tous les coins de rue.

Ce sera le chaos, un bouillon de culture intellectuel.

Aujourd'hui, les meilleurs idées émergent et dominent. Demain, toutes les idées seront de la trempe des "meilleures idées". La différence sera comment on présente ces idées... et surtout comment on les incarne.

Nous serons finalement passés par trois phases économiques successives :

  1. L'économie de la connaissance, durant laquelle la valeur venait du savoir.
  2. L'économie de l'attention, en cours actuellement et à partir de laquelle la connaissance s'était largement répandue. Les médias s'arrachent encore l'accès à notre attention à prix d'or.
  3. L'économie de l'authenticité : si tout le monde capte l'attention avec des idées neuves, la différenciation vient de la confiance, de la singularité, du "vrai".

Être authentique et aligné en 2026, c'est prendre une longueur d'avance sur la bascule intellectuelle qui va s'enclencher dans les années à venir.

Conclusion

Alors que tout le monde s'émerveille des nouveaux cas d'usage de l'IA qui ne cessent de se développer, la meilleure option est de fuir le syndrome de l'objet brillant.

De prendre du recul sur cette technologie.
Sur notre rapport à la technologie.
Sur la condition humaine.

Mettre des oeillères et te concentrer uniquement sur l'IA utilitariste te donnera un avantage éphémère.

Mais dans 10 ans, tu seras comme tous les autres :

Balayés par les bouleversements sociétaux qui vont suivre.

Ma réflexion actuelle :

L'IA est une nouvelle forme de conscience. Nous finirons collectivement par banaliser cette idée.

Ce qui nous distingue de l'IA, c'est le sens créé par notre Filtre Existentiel.

La reconnexion au sens, à l'authenticité et l'alignement profond sont les avantages injustes des entrepreneurs polymathes du XXIème siècle.


Passe de la théorie à la pratique

Cet essai t'a présenté une nouvelle façon de voir l'IA — pas comme un outil, mais comme une conscience complémentaire. Maintenant, teste-le toi-même :


Mentoring 1-1

Tu peux désormais emprunter mon cerveau en direct pour craquer l'un de tes problèmes. Optionnel & Fun.

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